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Des métiers de l’ombre à la lumière

Jardinage à la préfecture du Cher © MI/SG/Dicom/A.Lejeune
15 janvier 2016

Au sein de la préfecture du Cher, à Bourges, la section des moyens agit au quotidien pour assurer le confort des agents et contribuer à l’image de l’institution. Qu’ils soient électricien, plombier ou jardinier, ces personnels occupent une place prépondérante, aux petits soins des agents et des bâtiments.


Lorsque vous pénétrez au sein de la préfecture du Cher, fleurs, jardins et façades historiques vous sautent aux yeux. Ce lieu, symbole de l’histoire locale, est valorisé chaque année lors des Journées européennes du patrimoine. Le public découvre alors des parquets en bois de Hongrie, des bureaux au plafond de quatre mètres de hauteur, des parterres de fleurs parfaitement entretenus ou encore des huisseries bien préservées. 

C’est la section des moyens de la préfecture du Cher qui assure au quotidien l’entretien des murs, les réparations, les travaux de jardinage. « Nous comptons deux agents du service intérieur et un jardinier pour assurer nos missions, explique Christine Lamure, chef de la section des moyens. Les deux premiers sont sollicités pour tous types d’intervention : de la fuite d’eau à la porte de placard à remplacer en passant par des problèmes d’électricité ou de matériels. Nous contribuons au bon fonctionnement de la préfecture et au bien-être de ses agents. » « Ils courent partout, ce sont de vrais débrouillards. On sait qu’ils feront tout pour nous trouver une solution dès qu’apparaît un problème », témoigne un agent de la préfecture. Parmi les contraintes inhérentes à cette mission : travailler dans un bâtiment classé monument historique : « Ce n’est pas toujours évident, continue Christine Lamure. A la moindre intervention nous devons faire appel à l’architecte des bâtiments de France. On ne fait pas ce que l’on veut, pour un ravalement de façade par exemple, il a fallu user de techniques particulières, utiliser les bons coloris, des volets répondant à des normes spécifiques... »  

Côté jardins, c’est un jardinier professionnel qui a été recruté pour gérer le parc de l’hôtel préfectoral, composé d’un parc paysager et d’un potager, la cour d’honneur et les deux résidences. « La préfète nous laisse totalement libres dans la gestion de ces espaces verts. Nous achetons régulièrement des bulbes dans les centres commerciaux, composons des bouquets et récoltons quelques légumes du potager qui sont ensuite servis à l’hôtel préfectoral. » 

Lors des dernières Journées européennes du patrimoine, les visiteurs ont donc pu admirer la beauté du bâtiment, mais également des jardins, et ce pour la première fois. « Certains ont été éblouis et ne se sont pas gênés pour nous le dire, se satisfait la chef de section. Nous contribuons clairement à l’image de l’Etat. Nous sommes vus par beaucoup comme des missions de soutien, méconnues, mais qui se révèlent très prenantes, demandent énormément d’investissement, de réactivité et d’énergie. Nous avons tous les quatre conscience d’être des privilégiés de travailler dans un tel cadre et de le valoriser dans notre travail quotidien ! »  

Passeports : Bourges instruit la région 

Depuis un an, toutes les demandes de passeports de la région Centre, qui compte six départements et 1842 communes, sont instruites au sein du service passeport de la préfecture du Cher. 110 000 passeports ont ainsi été produits en l’espace d’un an. Le cheminement reste identique : la demande est enregistrée par la mairie du demandeur, qui numérise dans une application l’intégralité des pièces nécessaires à l’établissement du dossier.

Le service passeport de la préfecture les réceptionne ensuite et les traite chronologiquement selon leur ordre d’arrivée. Les anciens bureaux individuels du service ont laissé place à deux grands espaces de travail permettant d’accueillir les dix agents du service, « et surtout pour faciliter les échanges entre collègues, appuie Virginie De Senilhes, chef de la section nationalité (regroupant les passeports et les cartes d’identité). Ainsi, nous partageons plus aisément nos connaissances sur la réglementation ou les éventuelles fraudes. »

Pour Sylvain Du Champ, chef du bureau des étrangers et de la nationalité, cette « belle réussite » est aussi un moyen « d’harmoniser les pratiques d’instruction à l’échelle de la région, car même pour des dossiers ‘simples’ comme pour des passeports, nous nous sommes rendus compte que l’approche différait par préfecture ». 

Salle de crise © MI/SG/Dicom/A.Lejeune

Un accident de bus sème la crise  

24 septembre dernier. Émoi au sein des services de secours du Cher. Un bus au gaz naturel subit un choc frontal d’une rare violence avec deux véhicules légers, et ce, à quelques encablures de l’un des dix sites Seveso recensés dans le département. Le bilan est très lourd : deux morts, quinze blessés graves et plusieurs dizaines de blessés légers.

Les services de l’État réagissent immédiatement : le plan « nombreuses victimes » est instantanément enclenché ; le SDIS, la police, le SAMU et des représentants de la préfecture se rendent très vite sur les lieux du drame. Tous les acteurs concernés se réunissent dans l’heure suivant l’accident au sein de la cellule de crise de la préfecture. « Ce scénario d’exercice a été organisé par les sapeurs-pompiers afin de coller au plus près de la réalité, explique Barbara Herdner, chef du service interministériel de défense et de protection civile (SIDPC). Il est indispensable dans les métiers qui sont les nôtres de se confronter à ce type de crise afin de parfaire notre organisation, de travailler la coordination entre acteurs, de tester le plan de protection adéquat et surtout de faire évoluer le partage d’informations entre tous les services. »

Richard Wawrzyniak