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Redéploiement des compagnies républicaines de sécurité

31 janvier 2011

Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, a reçu, lundi 31 janvier 2011, les secrétaires généraux des syndicats de policiers (Unité SGP Police FO, Alliance Police Nationale, UNSA Police), place Beauvau, pour faire le point sur le redéploiement des compagnies de CRS.


A l'issue de la réunion, le ministre a déclaré :

'Les compagnies républicaines de sécurité (CRS), comme les escadrons de gendarmerie, sont des forces mobiles. Une de leurs principales missions est le maintien de l'ordre.

Si l'on observe l'évolution sur les trente dernières années, on constate que les besoins en maintien de l'ordre ont légèrement diminué.

En revanche, parallèlement, les besoins de présence permanente sur le terrain, c'est-à-dire de sécurité publique, ont augmenté.

J'ai donc décidé de mobiliser l'équivalent de deux compagnies de CRS, soit environ 280 hommes, pour les affecter à la sécurité publique. Il n'a jamais été envisagé de suppression de postes. Notre objectif d'affecter de manière permanente près de 300 hommes sur le terrain sera tenu.

Pour atteindre cet objectif, il y avait deux possibilités :

- soit la suppression de deux compagnies, une à Lyon, une à Marseille ;
- soit le redéploiement de l'équivalent de deux compagnies.

Je crois au dialogue social et à la concertation. C'est pourquoi après que le directeur général de la police nationale a rencontré, une nouvelle fois, les syndicats aujourd'hui, je les ai personnellement reçus ce soir. Je leur ai affirmé un principe simple : dès lors que l'objectif est maintenu, je suis ouvert aux modalités.

A l'issue de cet échange, et en plein accord avec l'ensemble des organisations syndicales, j'ai donc décidé de ne supprimer aucune compagnie, mais de redéployer 280 postes de CRS vers des missions de sécurité publique sur le terrain. C'est donc l'équivalent de 2 compagnies qui seront prélevées sur les effectifs globaux de 12 000 CRS et qui seront réaffectées en mission de sécurité publique.

C'est une solution qui satisfait le dialogue social et qui ne transige pas sur nos objectifs.

Les syndicats sont écoutés.

Les objectifs du Gouvernement sont respectés".

Questions au gouvernement - séance du 1er février 2010