Le 6 octobre 2011, les enquêteurs de la section de recherches de Reims et du département de lutte contre la cybercriminalité du service technique de recherches judiciaires et de documentation de la gendarmerie ont procédé à l'interpellation de revendeurs de contrefaçons sur Internet.
Le 25 août 2011, un internaute se connecte au site Ebay pour acheter un système d'exploitation Microsoft Windows Seven auprès d'un vendeur implanté à Reims. À l'issue de la transaction, l'acheteur s'aperçoit que le produit est une contrefaçon.
Les investigations menées par la Section de recherches (S.R.) de Reims (51) révèlent qu'une boutique virtuelle "Julien-eva" accessible via le site Ebay diffuse de nombreux produits de marque à des prix au dessous de ceux du marché.
Les recoupements effectués auprès du Service Technique de Recherches et Documentation Judiciaires à Rosny-sous-Bois (STRJD, division de lutte contre la cybercriminalité), saisi de faits similaires, permettent de confirmer le caractère contrefaisant des produits vendus.
Le 6 octobre 2011, les enquêteurs de la S.R. de Reims et du STRJD interpellent trois personnes au siège de la société "Julien-eva". Les militaires saisissent le numéraire et procèdent à une étude des comptes Paypal. Les perquisitions effectuées amènent à la découverte de nombreux articles issus de la contrefaçon, dont des logiciels Microsoft Windows Seven et Office Pro 2010, des clés électroniques Peugeot, des montres Ice Watch, des mascaras Lancôme, des parfums Lolita Lempicka, etc.
La société "Julien-eva" s'approvisionnait auprès d'un site implanté en Chine et d'un site secondaire aux États-Unis.
L'Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle (Unifab) a salué cette interpellation.
Le président de l'Unifab a déclaré : "la forte implication des forces opérationnelles, conjuguée à l'alerte d'un consommateur et à la coopération des entreprises ont conduit à ce résultat concret de démantèlement d'une filière de vente de contrefaçons en France, faisant ainsi reculer cette économie illicite qui emprunte désormais au quotidien la voie numérique".