Déplacement à la Tour Eiffel - Brice Hortefeux : "Nous nous trouvons dans une période qui appelle une vigilance accrue et toute particulière contre le risque d'attentats terroristes"

16 septembre 2010

Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales a effectué, jeudi 16 septembre 2010, un déplacement à la Tour Eiffel, évacuée mardi soir à la suite d'une alerte à la bombe, pour faire le point sur la menace terroriste en France.


Déplacement tour Eiffel

Après s'être entretenu avec les policiers et les soldats du dispositif Vigipirate, le ministre a affirmé que "ces derniers jours et ces dernières heures, plusieurs événements ont rappelé que nous nous trouvons dans une période qui appelle une vigilance accrue et toute particulière contre le risque d'attentats terroristes". Evoquant l'enlèvement, au cours de la nuit, de cinq Français au Niger où ils travaillaient pour le compte des entreprises AREVA et SOGEA-SATOM, le ministre de l'intérieur a promis à leurs familles de tout faire pour permettre leur libération et leur retour en France. Il a estimé qu'"après le kidnapping des journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier en Afghanistan, ces nouveaux enlèvements sont la preuve que la France est une cible pour les terroristes à l'étranger".

Le ministre est ensuite revenu sur les différentes alertes à la bombe "qui ont légitimement ému les Parisiens ces dernières heures". Il a salué la réaction des forces de sécurité qui, face à ces alertes, ont fait preuve de diligence et de professionnalisme et ont ainsi évité tout mouvement de panique.

Estimant qu'"à menace élevée, vigilance renforcée", Brice Hortefeux a annoncé qu'il avait réuni dans la matinée les responsables de la lutte antiterroriste au ministère de l'intérieur. Il a rappelé qu ' il s'était également rendu plus tôt dans l'après-midi, à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle avec Éric Besson, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, pour valoriser le travail mené chaque jour par la police aux frontières pour la sécurité des Français. Quelques heures plus tard, il a, en outre, pris part au Palais de l'Elysée à un Conseil restreint de défense et de sécurité convoqué et présidé par le chef de l'État.

Ayant pour "priorité absolue" la détection et la neutralisation préventive des filières de recrutements de combattants et des réseaux de soutien logistique aux organisations terroristes, Brice Hortefeux a indiqué que depuis le début de l'année, pas moins de 66 personnes ont été interpellées dans le cadre d'enquêtes liées à l'islam radical et 23 ont été écrouées. "Très attentif" à ce qu'aucun message contraire aux valeurs de la République ne soit relayé dans les différents lieux de cultes de notre pays, il a aussi annoncé que depuis le 11 septembre 2001, 28 prédicateurs radicaux ont été éloignés du territoire français.

Enfin, le ministre de l'intérieur a souligné que, dans le cadre du plan Vigipirate de niveau rouge, 3 400 policiers, gendarmes et militaires guettent le moindre signe avant-coureur d'attentats et sécurisent chaque jour, par leur vigilance constante, les différentes cibles possibles d'attentats. Mobilisée pour prévenir tout risque d'attentat, la puissance publique est aussi prête à réagir avec calme et efficacité au cas où un acte hostile serait perpétré sur le territoire national. C'est ainsi que, pour parer à toute éventualité, des exercices sont menés à intervalles réguliers partout en France afin d'accroître l'efficacité opérationnelle des premiers secours et à tester notre capacité de réaction, comme par exemple le 4 mai dernier à la Tour Eiffel.

Rappelant qu'à New-York, en mai dernier, un drame a été évité grâce à la vigilance d'un vendeur ambulant de t-shirts qui a signalé à la police la présence d'un véhicule suspect sur Times Square, Brice Hortefeux a souligné que "chacun est responsable de la sécurité de tous ses concitoyens". Insistant une nouvelle fois sur la mobilisation totale des forces de sécurité intérieure, le ministre a fait part de sa conviction qu'"au message de haine et de discorde que véhicule le terrorisme, nous devons opposer l'unité de notre nation et la fermeté de nos valeurs".