Mercredi 23 mars 2011, Claude Guéant, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, a répondu à une question du député Nicolas Perruchot, lors de la séance de questions d'actualité au Gouvernement à l'Assemblée nationale.
Merci, Monsieur le Président. Ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l'intérieur.
Monsieur le ministre, assurer la sécurité de nos concitoyens et ce, de manière continue sur l'ensemble du territoire, constitue pour l'Etat l'une de ses prérogatives parmi les plus fondamentales.
C'est bel et bien l'un des éléments au cœur de notre pacte républicain. A ce titre, si la sécurité continue à figurer en tête des attentes et des préoccupations de nos compatriotes, elle compte également parmi les priorités du gouvernement.
L'heure n'est cependant plus seulement aux paroles, elle doit désormais plus que jamais également être aux actes. Si la sécurité des biens et des personnes est bien l'une des composantes essentielles de notre pacte républicain, nous devons notre tranquillité aux hommes et aux femmes qui chaque jour œuvrent dans ce sens, et parfois au péril de leur vie. Si les Français sont comme nous tous, attentifs à l'évolution des courbes générales de la délinquance, il importe aussi que la puissance publique puisse démontrer sa capacité à répondre aux agressions dont elle est l'objet lors d'affaires particulièrement médiatisées, car profondément choquantes. Je pense ici notamment à l'agression dont a été victime voici quelques semaines à peine, en Seine et Marne, un membre de nos forces de l'ordre, en l'occurrence, un membre des Compagnies républicaines de sécurité, qui a et ce, à juste titre, ému et interpellé bons nombre de nos concitoyens.
Sur cette enquête comme sur les autres, les Français attendent des résultats. Aussi, Monsieur le ministre de l'intérieur, pouvez-vous devant la Représentation nationale nous indiquer les actions que vous avez ou que vous comptez mettre en œuvre dans les prochaines semaines pour répondre à ces atteintes flagrantes à l'ordre républicain.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, vous avez raison Monsieur le député Perruchot, de souligner que la sécurité ce n'est pas une affaire de discours, mais une affaire de résultats. Et depuis 2002, les gouvernements qui se sont succédé ont obtenu des résultats. Je ne vais pas répéter l'évolution de la délinquance dont je parlais la semaine dernière, je citerai seulement deux chiffres.
Le premier concerne les infractions qui ont été révélées par l'activité des services et qui témoignent de la détermination et du gouvernement, et des policiers et des gendarmes, à faire en sorte de traquer toute la délinquance, même lorsqu'elle ne donne pas lieu à plainte. Eh bien cette augmentation a été de 40%. Le taux d'élucidation est passé de 26% à 37%. 11 points de plus. Ce qui signifie que là où sur quatre affaires il y avait un déferrement à la justice, aujourd'hui, il y a un déferrement sur trois.
C'est aussi un progrès qui est tout à fait considérable. Et vous avez aussi raison, Monsieur le député, de souligner qu'il faut que l'Etat soit spécialement attentif à la sécurité des gendarmes et des policiers et que des suites soient données aux agressions dont ils sont victimes. Le fonctionnaire qui a été blessé à Noisiel le 2 mars va mieux, il commence à recevoir sa famille. Mais ce que je peux vous dire aussi c'est qu'après une enquête de police technique et scientifique particulièrement soignée, six personnes sont actuellement en garde-à-vue, les enquêteurs ont bon espoir de parvenir à confondre les auteurs de cette agression inqualifiable.