Journée européenne des victimes - Brice Hortefeux : "Ensemble, Etat et associations, nous faisons tout pour soutenir, aider et secourir les victimes"

22 février 2011

Mardi 22 février 2011, Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, s'est rendu dans les Jardins du Trocadéro à l'occasion de la Journée européenne des victimes, pour visiter le stand de la délégation aux victimes.


Le ministre a tout d'abord remercié avec "autant de sincérité que d'admiration" la présidente de l'association nationale pour la reconnaissance des victimes (ANPRV), Marie-Ange Le Boulaire, pour avoir pris l'initiative d'organiser une manifestation au niveau national, à l'occasion de la journée européenne des victimes. Il a tenu à saluer son engagement et sa détermination pour permettre aux victimes de se reconstruire.

Une politique de sécurité "directement placée au service des victimes"

Brice Hortefeux a souligné que l'action déterminée des forces de sécurité a permis d'éviter plus de 73 000 victimes l'année dernière, avec un recul global de -2,1% de la délinquance.

S'arrêtant sur la hausse statistique marquée par l'indicateur des violences intrafamiliales - 165 personnes décédées, dont 140 femmes, en 2009, évoquée et décryptée par le criminologue Alain Bauer, président de l'observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, lors de   la présentation des résultats de la politique de sécurité en 2010 , le ministre de l'intérieur a précisé qu'elle démontre que "ce qui augmente, ce n'est pas le nombre de violences intrafamiliales, mais c'est la capacité des victimes à oser porter plainte" et à "briser la loi du silence".

"Tout pour soutenir, aider et secourir les victimes"

Lors de sa visite du stand de la délégation aux victimes, dont la création remonte à 2005, Brice Hortefeux a rappelé qu'elle "coordonne et impulse, au niveau national, la politique opérationnelle d'aide aux victimes". Et le ministre d'ajouter qu'« elle participe, entre autres, à "l'amélioration de l'accueil et de l'accompagnement des victimes dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie", en lien avec un réseau de près de 400 correspondants départementaux et en étroite coopération avec les associations.

Brice Hortefeux a ensuite exposé les moyens mis en place afin de "toujours mieux protéger les victimes" :

  • la création, en octobre 2009, des brigades de protection des familles, afin de protéger les personnes vulnérables (enfants, femmes ou personnes âgées) qui se trouvent menacées par des violences ou des maltraitances dans leur sphère familiale ou leur cadre de vie habituel. Actuellement, 319 brigades de ce type sont recensées ;
  • la création de 158 postes d'intervenants sociaux et 49 postes de psychologues au sein des commissariats de police et des brigades de gendarmerie, pour assurer le plus tôt possible un soutien optimal à toutes les victimes. Le but est que "dans les commissariats, les brigades de gendarmerie, on puisse systématiquement déposer plainte dans des conditions de confidentialité qui encouragent la liberté de parole" ;
  • l'attribution des droits nouveaux prévus par le projet de loi sur la garde à vue aux parties comme aux victimes. Brice Hortefeux a assuré être particulièrement vigilant sur ce sujet, dans le cadre de l'examen en cours du projet de loi au Parlement.  "Nous sommes particulièrement attentifs à ce que les nouveaux droits qui sont accordés aux parties ne bénéficient pas simplement à ceux qui sont mis en cause, mais aussi et surtout aux victimes" a souligné le ministre ;
  • la mise en place d'un "office" de prévention de la récidive des délinquants sexuels ou violents. A ce titre, Brice Hortefeux a rappelé qu'avec le Garde des Sceaux, Michel Mercier, il a confié la semaine dernière à Corinne Moreau, substitut général près la Cour d'appel de Paris, la conduite d' une mission de préfiguration , afin de déterminer la composition et les missions de cet office interministériel. Le ministre a précisé que cet office "aura vocation à jouer un rôle tout à la fois de repérage, d'alerte et de prévention".

Enfin, Brice Hortefeux a conclu ses propos en annonçant l'organisation en octobre prochain, par la délégation aux victimes, d'une journée de rencontre avec les associations de victimes.