Entretien de Brice Hortefeux au Parisien : "Notre pays ne doit pas accepter de bidonvilles"

18 février 2011

Dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien paru dans son édition du vendredi 18 février 2011, Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration est revenu sur la situation des camps illégaux.


Evacuation des camps illégaux dans le respect du droit national et des directives européennes
Le ministre a rappelé que l’évacuation de ces camps illégaux repose sur des principes posés par Nicolas Sarkozy qui sont "simples et justes". Le président a demandé que la loi soit appliquée et le droit de propriété respecté.

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Que l’on soit français ou étranger, on ne peut s’installer de force dans un espace appartenant à autrui

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a insisté le ministre de l’intérieur. L’évacuation des camps illégaux a été décidée dans le strict respect du droit national et des directives européennes, a souligné le ministre avant de préciser qu’une évacuation requiert une demande du propriétaire et une décision de justice.

70% des campements illicites évacués

Six mois après la circulaire adressée aux préfets, Brice Hortefeux a indiqué que 70% des 741 campements illicites recensés au 30 juillet sur le territoire ont été évacués dont 118 des 190 en Ile-de-France. Parallèlement, 3 741 personnes ont été raccompagnées, de façon contrainte ou volontaire, dans leur pays d’origine. Si le ministre reconnait que tout n’est pas réglé, il souligne qu’

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une situation d’une telle ampleur ne peut être résolue en six mois et insiste sur la détermination des pouvoirs publics :  nous ne lâchons rien.
Notre pays ne doit pas accepter de bidonvilles

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Interrogé sur les campements détruits qui réapparaissent, Brice Hortefeux a spécifié que "chaque fois qu’une nouvelle implantation est signalée, un traitement sanitaire, juridique et de sécurité est engagé avant son évacuation". Le ministre a notamment insisté sur la dimension sanitaire de la question, en pointant l’insalubrité de certains campements : "notre pays ne doit pas accepter de véritables bidonvilles".

Une disposition pour évacuer plus rapidement de tels campements illégaux et insalubres

Revenant sur le campement de Sarcelle où vivraient près de mille personnes, le ministre de l’intérieur a rappelé que "les forces de sécurité ne peut pas agir tant que la justice ne s’est pas prononcée". En l’occurrence, fin 2009, une première demande d’expulsion faite par le propriété – une collectivité – s’était vu opposer un refus par le tribunal de grande instance de Pontoise. Une nouvelle procédure judiciaire a alors été engagée et une nouvelle décision est attendue pour la mi-mars. "La durée d’une telle procédure pose problème" a estimé le ministre qui dit comprendre l’exaspération du voisinage et assure que les forces de sécurité sont prêtes à agir. Soulignant qu’entre-temps, des opérations de contrôle d’identité ont été mises en œuvre et que douze enquêtes impliquant des occupants sont en cours, Brice Hortefeux a indiqué que, sur sa proposition, le Parlement vient de voter une disposition permettant aux préfets de faire évacuer plus rapidement de tels campements illégaux et insalubres.