En 2024, les infractions anti-LGBT+ enregistrées par les services de police et de gendarmerie nationales ont progressé de 5 % sur un an, après une hausse moyenne annuelle de 15 % sur la période 2016-2023.
Parmi ces 4 800 infractions, 63 % sont des crimes ou des délits (+7 % sur un an) et 37 % des contraventions (+1 % sur un an).
Depuis 2016, dans un contexte marqué par la libération de la parole et d’amélioration des conditions d’accueil des victimes par les services de sécurité, le nombre de crimes et délits a augmenté en moyenne de 14 % par an, tandis que celui des contraventions a progressé en moyenne de 11 % par an. Le recours au dépôt de plainte reste toutefois extrêmement faible parmi les victimes d’actes anti-LGBT+ selon l’enquête Vécu et ressenti en matière de sécurité (environ 4 %).
Ces actes se produisent principalement dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants, notamment à Paris. Les victimes de crimes ou délits anti-LGBT+ enregistrées sont majoritairement des hommes (plus de 70 %), dont près de la moitié ont moins de 30 ans. Les mis en cause sont aussi des hommes (83 %), âgés de moins de 30 ans (53 %).
Auteure : Dounia Tir
Info rapide n53 - Les atteintes anti-LGBT+