Davantage de cambriolages de logements enregistrés dans les communes urbaines, aisées et voisines de fortes inégalités sociales - Interstats Analyse n°60

16 mai 2023
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Résumé :

Sur les sept dernières années et selon les enregistrements de la police et de la gendarmerie nationales, les cambriolages et tentatives de cambriolages de logements ne sont pas répartis de manière uniforme sur le territoire français. À l’échelle communale, le nombre d’infractions par logement est notamment lié aux différentes caractéristiques sociales, économiques et démographiques des communes, mais également à leur situation géographique et topographique. Une modélisation économétrique permet d’identifier les caractéristiques qui sont le plus fortement liées à la fréquence des cambriolages de logements, toutes choses égales par ailleurs.
Tout d’abord, une commune située dans une zone urbaine dense du Sud / Sud-Est de la métropole qui présente un niveau de vie médian élevé, est susceptible de subir relativement plus de cambriolages qu’une autre commune. Puis, le taux de cambriolages de logements y est potentiellement plus fort lorsqu’elle recense une part élevée de résidences principales et de maisons parmi ses logements. Les cambriolages y sont également potentiellement plus fréquents, dans le cas où elle est située en dehors d’une zone de montagnes ou sur le littoral et est accessible par une route nationale. Enfin, cette commune est susceptible d’enregistrer un peu plus de cambriolages de logements que d’autres, dans le cas où elle est située dans un territoire présentant de fortes inégalités sociales.
Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, une commune située dans une zone urbaine dense est susceptible d’enregistrer, en moyenne par an, 1,4 cambriolage de plus pour 1 000 logements qu’une autre commune située en territoire rural périurbain. De même, un écart de niveau de vie médian de 1 % entre deux communes similaires conduit potentiellement, en moyenne pour la plus aisée, à un nombre de cambriolages par logement plus élevé de 0,7 ‰ sur un an. Un écart de 1 point dans la proportion de maisons parmi leurs logements conduit potentiellement, en moyenne, pour celle qui concentre le plus de maisons, à un taux de cambriolages plus important de 0,06 ‰ sur un an. Enfin, si la première commune est située en dehors d'une zone montagneuse, elle est susceptible d’enregistrer 1,3 cambriolages de plus pour 1 000 logements, en
moyenne par an, que la seconde localisée en zone montagneuse.

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Opération coordonnée Insee sur les cambriolages