01.04.2004 - Passation de pouvoir entre Nicolas SARKOZY et Dominique de VILLEPIN

1 avril 2004

Intervention de Dominique de VILLEPIN, Ministre de l'Intérieur


Mes chers amis,

C'est aussi avec beaucoup d'émotion que je m'adresse à vous cet après-midi.
Nicolas SARKOZY a parlé d'honneur, de fierté. Ce sont les premiers sentiments que j'ai ressentis en entrant dans cette cour. C'est le sentiment que j'ai ressenti pendant de nombreuses années. En passant devant cette maison pour me rendre à la présidence de la République, honneur et fierté. Oui c'est ce que vous incarnez chacune et chacun, et la première chose que je voudrais dire avec Jean-François COPE en entrant dans cette maison, dans votre maison, c'est merci à Nicolas SARKOZY, merci à Patrick DEVEDJIAN et puis bravo, bravo pour lui bien sûr, pour vous tous mais aussi bravo pour notre pays. Oui le combat pour la sécurité est un combat central et vous avez beaucoup travaillé, vous avez bien travaillé, et tous les Français le savent et vous en sont reconnaissants.
Nicolas SARKOZY l'a dit, nous nous connaissons depuis longtemps et nous nous connaissons à travers les difficultés et les épreuves de la vie publique.
Oui, cela forge une véritable amitié.
Nous partageons la même foi dans l'Etat, la même conviction dans la capacité et la grandeur de notre pays. Et ce combat qu'il a engagé, nous le poursuivrons car vous êtes tous, toutes ici les gardiens de la sécurité, les gardiens de la protection des Français.
Action bien sûr de lutte contre la délinquance, contre la violence contre le terrorisme. Action de mobilisation aussi pour la prévention. Action pour aller aux sources même de la violence et de la délinquance.
Vous êtes aussi les gardiens des libertés, les gardiens de la légalité, de l'esprit républicain.
Vous êtes enfin les gardiens de la cohésion nationale, que l'on parle des services publics, sur tout le territoire, sous l'autorité des préfets; que l'on parle de l'intégration ; que l'on parle de la protection civile, de tous les grands acteurs de cette protection civile, des sapeurs-pompiers, professionnels ou volontaires, civils ou militaires ; ou que l'on parle de la sécurité routière.
Il y a là des défis formidables. Nicolas SARKOZY a montré le chemin, je veux vous dire que j'aurai à cœur de poursuivre la tâche qui a été engagée.
Je le ferai bien sûr, ici à Paris.
Je le ferai sur tout le territoire, dans les quartiers difficiles, dans les campagnes, avec la volonté de déployer le même enthousiasme, la même énergie, la volonté de servir auprès de vous, de vous donner bien sûr les moyens d'exercer pleinement votre mission car Nicolas SARKOZY l'a dit, je sais à quel point les conditions matérielles, les conditions morales sont difficiles.
Et je serai à vos côtés jour après jour pour appuyer vos efforts.
Il y a ce grand projet qu'a lancé Nicolas SARKOZY de réformes des statuts et carrières et je me mobiliserai sur ce dossier, sur ce grand chantier qu'il a ouvert et je suis sûr qu'ensemble nous parviendrons à avancer dans la voie à laquelle vous aspirez chacun.
Ce moment, c'est celui de Nicolas SARKOZY, nous lui devons beaucoup et à cette heure, je voudrais une nouvelle fois solennellement devant vous tous, lui dire merci, merci pour le chemin tracé, merci pour l'énergie déployée, merci pour la confiance restaurée de la part de chacune et chacun d'entre vous, de la part de chacun des Français. J'ai besoin de cette confiance, j'ai besoin de cette énergie, j'ai besoin de cet esprit d'équipe et avec Jean-François COPÉ, nous aurons à cœur de travailler dans le même esprit de solidarité, d'amitié, de disponibilité à chaque heure du jour et de la nuit nous serons là, auprès de vous pour appuyer votre tâche.
Nicolas merci. Là où vous allez, tous mes vœux car là aussi la tâche est rude.
Patrick, merci et bon vent.