C'est grâce à la mise en œuvre des dispositions du traité de Prüm et à la comparaison automatique des fichiers ADN que l'Espagne, aidée en cela par des services de la PJ, a pu résoudre un homicide qui remontait à 2002.
Par ses diligences la SCCOPOL de la division des relations internationales de la direction centrale de la police judiciaire a été un élément moteur dans l'identification de trois auteurs présumés d'un homicide commis en 2002 en Espagne. Il s'agit de l'une des premières affaires importantes réalisées depuis le début des comparaisons automatisées effectuées dans le cadre du traité de Prüm.
Au premier semestre 2010, la comparaison automatique des fichiers ADN de l'Espagne et de la France, en application du traité de Prüm, permettait de lier une trace ADN prélevée à Barcelone en 2002, sur les lieux d'un homicide, avec le profil génétique d'un auteur signalisé à deux reprises dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques français.
L'unité de coordination et d'assistance Prüm (UCAP) de la section centrale de coopération internationale de police de la division des relations internationales de la direction centrale de la police judiciaire recueillait les éléments d'identité de l'auteur présumé, à la suite de sa condamnation pour vol avec violences et viol.
L'identification des quatre coauteurs dans ce dernier fait et la collecte de leur matériel signalétique par l'UCAP ouvrait aux enquêteurs espagnols de nouvelles pistes de travail. Une comparaison de tatouages et d'empreintes digitales permettait finalement d'impliquer deux autres individus.
Le 10 octobre 2011, les autorités espagnoles délivraient des mandats d'arrêt européens à l'encontre des trois hommes impliqués dans cet homicide. Le bureau SIRENE France de la DRI avisait alors son homologue espagnol de la découverte de deux d'entre eux, incarcérés en France.