Mardi 15 février 2011, Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, s'est rendu dans la soirée à Fontenay-sous-Bois pour s'entretenir avec le personnel de l'escadron de gendarmerie mobile 34/7 de Troyes, qui a été déplacé au fort de Nogent, dans le Val-de-Marne. Au cours de ce déplacement, le ministre a tout d'abord souhaité exprimer "son estime et sa reconnaissance" pour le professionnalisme, le sang-froid et l'efficacité dont les gendarmes mobiles font preuve dans toutes leurs missions.
Après avoir souligné que l'escadron de gendarmerie mobile 34/7 de Troyes est la seule force mobile déployée à la fois sur des théâtres d'opérations extérieures et outre-mer, Brice Hortefeux a ensuite tenu à "expliquer personnellement les évolutions que connaissent en ce moment les forces mobiles de notre pays".
Pour le ministre de l'intérieur, les forces mobiles sont amenées à évoluer en raison d'une forte contrainte budgétaire, du transfert de la garde des centres de rétention administrative (CRA) à la police aux frontières et de la baisse des besoins en maintien de l'ordre enregistrée en France ces dernières années. Et Brice Hortefeux de souligner que
pour être efficace, une force doit s'adapter aux réalités du terrain.
Rappelant que "la dissolution de 15 escadrons mobiles de gendarmerie a été décidée en 2008", le ministre a insisté sur la réflexion menée en amont pour observer le nombre de forces mobiles par zone de défense, étudier la situation immobilière des différents escadrons et réfléchir aux conséquences de chaque dissolution sur le territoire environnant
Il est évident, par exemple, que la fermeture d'un escadron n'a pas le même impact dans une petite ville de 2 000 âmes et dans une agglomération de 200 000 habitants
a souligné le ministre. En liaison étroite et régulière avec le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Jacques Mignaux, Brice Hortefeux a veillé et veillera à ce que toutes les dispositions soient prises pour accompagner les militaires concernés par ces dissolutions et leurs familles.
Concrètement :
Brice Hortefeux a également assuré "respecter à la fois l'équilibre entre les différentes forces mobiles et l'identité propre de chacune d'elles", en réduisant "dans les mêmes proportions les effectifs des compagnies républicaines de sécurité et des escadrons de gendarmerie mobile" et en adaptant les méthodes de réduction des effectifs aux spécificités de chaque force.
Il a indiqué qu'avec une diminution de 10% des effectifs des deux forces. Pour les CRS, il a été décidé de réduire l'effectif de chacune des 61 compagnies. Parce que les escadrons de gendarmerie sont plus nombreux et plus petits, appliquer la même méthode aurait risqué de mettre en danger leur efficacité opérationnelle. Il a donc été décidé de dissoudre 15 des 123 escadrons existants.
Enfin, le ministre a affirmé sa volonté de continuer à s'impliquer personnellement, dans les prochains mois, pour l'amélioration des conditions de vie et de travail des gendarmes mobiles. Il a ainsi validé les pistes suivantes, proposées par le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Jacques Mignaux :