Déplacement à Fontenay-sous-Bois - Brice Hortefeux : "Les missions des escadrons de gendarmerie mobile ont évolué"

16 février 2011

Mardi 15 février 2011, Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, s'est rendu dans la soirée à Fontenay-sous-Bois pour s'entretenir avec le personnel de l'escadron de gendarmerie mobile 34/7 de Troyes, qui a été déplacé au fort de Nogent, dans le Val-de-Marne. Au cours de ce déplacement, le ministre a tout d'abord souhaité exprimer "son estime et sa reconnaissance" pour le professionnalisme, le sang-froid et l'efficacité dont les gendarmes mobiles font preuve dans toutes leurs missions.


"Pour être efficace, une force doit s'adapter aux réalités du terrain"

Après avoir souligné que l'escadron de gendarmerie mobile 34/7 de Troyes est la seule force mobile déployée à la fois sur des théâtres d'opérations extérieures et outre-mer, Brice Hortefeux a ensuite tenu à "expliquer personnellement les évolutions que connaissent en ce moment les forces mobiles de notre pays".

Pour le ministre de l'intérieur, les forces mobiles sont amenées à évoluer en raison d'une forte contrainte budgétaire, du transfert de la garde des centres de rétention administrative (CRA) à la police aux frontières et de la baisse des besoins en maintien de l'ordre enregistrée en France ces dernières années. Et Brice Hortefeux de souligner que

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pour être efficace, une force doit s'adapter aux réalités du terrain.

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Une adaptation dans le respect des hommes et des femmes concernés par ces changements

Rappelant que "la dissolution de 15 escadrons mobiles de gendarmerie a été décidée en 2008", le ministre a insisté sur la réflexion menée en amont pour observer le nombre de forces mobiles par zone de défense, étudier la situation immobilière des différents escadrons et réfléchir aux conséquences de chaque dissolution sur le territoire environnant

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Il est évident, par exemple, que la fermeture d'un escadron n'a pas le même impact dans une petite ville de 2 000 âmes et dans une agglomération de 200 000 habitants

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a souligné le ministre. En liaison étroite et régulière avec le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Jacques Mignaux, Brice Hortefeux a veillé et veillera à ce que toutes les dispositions soient prises pour accompagner les militaires concernés par ces dissolutions et leurs familles.

Concrètement :

  • l'annonce des dissolutions est faite pour permettre aux familles et aux gestionnaires de ressources humaines de s'organiser et de préparer les mouvements de personnels aux périodes les plus adaptées, si possible en été, au moment, en particulier, des vacances scolaires des enfants. En cas de problème, des délais supplémentaires sont trouvés : c'est la raison pour laquelle le ministre a décidé, par exemple, d'échelonner les mutations de personnels de l'escadron de Rennes de l'été 2011 à l'été 2012 ;
  • les souhaits de chaque militaire sont pris en compte : chaque dissolution a donné lieu à un accompagnement personnalisé et en 2010, sur les 900 militaires concernés par ces dissolutions, seuls 4 sous-officiers n'ont pas encore obtenu de solutions satisfaisant à la fois leur intérêt personnel et l'intérêt du service.
  • les gradés issus de la gendarmerie mobile ont eu la possibilité d'être détachés un temps en gendarmerie départementale dans des unités correspondant à leurs compétences [PSIG, PSPG, unités d'autoroute...].
  • enfin, chaque dissolution donne lieu à des mesures d'accompagnement indemnitaires : indemnité pour charge militaire ouverte exceptionnellement à tous, y compris aux célibataires et éligibilité des conjoints à l'allocation d'aide à la mobilité.

Réduction d'effectifs : l'équilibre entre les forces de police et de gendarmerie a été respecté

Brice Hortefeux a également assuré "respecter à la fois l'équilibre entre les différentes forces mobiles et l'identité propre de chacune d'elles", en réduisant "dans les mêmes proportions les effectifs des compagnies républicaines de sécurité et des escadrons de gendarmerie mobile" et en adaptant les méthodes de réduction des effectifs aux spécificités de chaque force.

Il a indiqué qu'avec une diminution de 10% des effectifs des deux forces. Pour les CRS, il a été décidé de réduire l'effectif de chacune des 61 compagnies. Parce que les escadrons de gendarmerie sont plus nombreux et plus petits, appliquer la même méthode aurait risqué de mettre en danger leur efficacité opérationnelle. Il a donc été décidé de dissoudre 15 des 123 escadrons existants.

Poursuivre l'amélioration des conditions de vie et de travail des gendarmes mobiles

Enfin, le ministre a affirmé sa volonté de continuer à s'impliquer personnellement, dans les prochains mois, pour l'amélioration des conditions de vie et de travail des gendarmes mobiles. Il a ainsi validé les pistes suivantes, proposées par le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Jacques Mignaux :

  • la prise en compte des temps de trajet dans le calcul des durées de service ;
  • la fréquence et la durée des déplacements : le ministre a notamment précisé que la durée des missions outre-mer sera maintenue à 3 mois ;
  • les missions de renforts saisonniers : les gendarmes mobiles bénéficieront désormais d'une indemnité aux taux logé non nourri de l'ordre de 30 euros par jour ;
  • la qualité des cantonnements mis à disposition lors des déplacements : Brice Hortefeux a indiqué que 90 000 euros de travaux seront engagés au fort de Nogent, d'ici le mois de juin ;
  • la nouvelle méthode de planification de l'activité des escadrons de gendarmerie mobile prochainement mise en oeuvre : le ministre a précisé tenir énormément à cet aménagement qui permettra aux gendarmes mobiles d'être plus présents dans leurs familles, sans remettre en cause la qualité de leur engagement professionnel.