COVID

Ils vont défiler cette année : Malgré le Covid, Pascal s'est préparé pour le 14 juillet

Ils vont défiler cette année : Malgré le Covid, Pascal s'est préparé pour le 14 juillet
10 juillet 2020

Défilé ? Présence statique ? Annulation ? Contre-ordre ? Pascal n’a eu l’assurance de participer au défilé du 14 juillet 2020 sur la plus belle avenue du monde que le mois dernier, tant la crise du COVID a bouleversé cette année la préparation de cet événement !


Il a appris en fin d’année dernière que son école de police de Périgueux avait été choisie pour participer à ce rendez-vous annuel. Un commandant de CRS et le directeur de l’école ont passé alors en revue, en deux occasions, pendant toute une matinée, les 190 élèves gardiens de la paix volontaires lors d’un défilé au pas cadencé. Parmi les critères de sélection : la taille, l’allure générale, la marche... À l’issue, une soixantaine candidats ont été retenus. Les CRS sont venus ensuite trois fois à l’école pour entraîner cette section, comprenant aussi des cadets de la République, à marcher au pas pendant 20 à 25 kilomètres par jour.

Mais c’était sans compter l’épidémie qui allait s’abattre sur le territoire en mars dernier. « Mes camarades et moi avons été convoqués par la direction car l’effectif prévu pour participer, cette fois-ci en statique à la Concorde, devait passer à 30. Un tirage au sort a été organisé à cet effet, en considérant qu’il fallait respecter la parité homme-femme », poursuit Pascal. Un vrai stress en pleine période d’examen.

Quelques temps plus tard, il a fallu regonfler le nombre de participants (40 gardiens plus 8 cadets de la République, dont 12 femmes, entre 1m65 et 1m85) et refaire un nouveau tirage en fin juin ! « Ce fut un vrai soulagement de savoir que l’on allait pouvoir finalement participer au défilé », se réjouit encore Pascal. Et de rejoindre la caserne de CRS de Chevilly-la-Rue, du 9 au 14 juillet, pour reprendre l’entraînement chaque matin à partir de 5 heures ! « Ce petit sacrifice n’est rien devant la fierté que j’ai de parcourir les Champs-Élysées le jour de fête nationale », ajoute-t-il. Et de se rappeler son grand-père décédé, il y a deux ans, fan du défilé parisien qui aurait été tellement fier d’y voir son petit-fils.