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Ils ont défilé un 14 juillet : Christophe, maréchal des logis-chef, donne le top départ du défilé

Ils ont défilé un 14 juillet : Christophe, maréchal des logis-chef, donne le top départ du défilé
9 juillet 2020

Depuis 2017, Christophe ouvre le défilé du 14 juillet, aux commandes du véhicule présidentiel. À son bord, le chef de l’État salue l’ensemble des troupes avant de rejoindre sa tribune : les festivités peuvent commencer.


« Quand j’appuie sur l’accélérateur et que je lance le véhicule présidentiel, ça donne le « top départ » du défilé. » Un coup d’œil dans le rétroviseur, Christophe aperçoit les gyrophares allumés des motos de l’escorte présidentielle. Il entend les moteurs des véhicules se mettre en route, et voit la grande escorte de la Garde républicaine entamer le mouvement qui guidera sa cadence : le chronomètre est lancé pour l’ensemble du défilé. « À ce moment-là, si le moteur ne démarre pas, ou si je cale, ce serait catastrophique au niveau visuel et dans la mise en route du dispositif ! » Une petite dose d’adrénaline traverse Christophe, conducteur du command-car, premier véhicule à ouvrir le défilé. Il est précédé du régiment de cavalerie de la garde Républicaine, et mène le chef de l’État de la place de l’Étoile à la tribune présidentielle, place de la Concorde.

Un gendarme aux commandes

« Un gendarme au volant de ce véhicule blindé de l’armée de terre, utilisé habituellement pour le transport de troupe ou le commandement en opérations extérieures est une tradition ! », raconte Christophe. Cela date du général de Gaulle, son conducteur était issu des anciens du 45e bataillon de char de combat de la gendarmerie, de Versailles-Satory, engagés notamment lors de la campagne de France en 1940, explique Christophe. Depuis, les conducteurs des chefs d’État pour les cérémonies nationales sont restés des gendarmes du groupement blindé de gendarmerie mobile basé à Satory. »

Descente à la cadence des chevaux

Après l’inspection des troupes place de l’Étoile, le command-car aborde la descente des Champs : « On roule entre 8 et 10 km, à la cadence des chevaux, qui sont au petit trot. Arrivé en bas, la grande escorte se sépare à droite et à gauche, et nous déposons le président, le chef d’état-major des armées et le gouverneur militaire de Paris juste devant la tribune présidentielle où nous avons des camarades qui assurent la manipulation des marches-pieds pour la descente des autorités. »

De conducteur de réserve au conducteur du chef d’État

Avant d’être le conducteur du véhicule présidentiel, Christophe était, en 2015, conducteur de réserve du gouverneur militaire de Paris. En 2016, il remplace le conducteur du gouverneur militaire de Paris, puis en 2017, il prend la place dans le véhicule de tête, pour conduire le président de la République. Un honneur, et une fierté, et un prestige, pour le maréchal des logis-chef.