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Ils ont défilé un 14 juillet : Après 22 ans au GIGN, Bill a réalisé son rêve d'enfant en 2015

Ils ont défilé un 14 juillet : Après 22 ans au GIGN, Bill a réalisé son rêve d'enfant en 2015
9 juillet 2020

En 2015, le GIGN défile pour la première fois sur les Champs-Élysées, mis à l’honneur avec le RAID et la BRI suite aux attentats de Charlie Hebdo. Bill est l’un des défilant, et réalise ainsi rêve d’enfant.


À 5 ans, Bill est sur les Champs-Élysées pour assister à son premier défilé. « J’adorais ça. J’étais fier de voir les militaires, ça m’a donné envie de faire ce métier ». En 2015, quelques mois après les attentats qui ont frappé le pays, c’est lui qui descend les Champs, représentant l’unité d’élite qu’il a intégré depuis 22 ans : le GIGN. Cette année-là, et pour la première fois, le défilé du 14 juillet rendait hommages aux forces de sécurité intérieure pour leur engagement lors des attentats de Charlie Hebdo. « J’étais au centre des six effectifs de la garde au drapeau du GIGN. À notre gauche il y avait la BRI, et à droite, le RAID ». Devant eux, l’armée mexicaine était mise à l’honneur, et derrière eux, les grandes écoles poursuivaient la marche.

Sous les applaudissements du public et la musique de la Garde républicaine, la garde au drapeau du GIGN avance au rythme de l’armée française, 120 pas par minutes. Bill a d’abord en tête, les images de la traque quelques mois plus tôt, de la colonne d’assaut dans laquelle il était, et des deux terroristes sortant de l’imprimerie de Dammarie-les-Lys. Mais très vite, il se re-concentre : ne pas perdre le pas, rester aligné, balancer le bras au bon moment et le lever à la bonne hauteur. Et puis, l’émotion et la fierté prennent le dessus : « Je pense à ma famille, qui était dans le public, je les cherche un peu du regard .» Bill évoque aussi son père qui était gendarme et qui a eu la chance de défiler, dans les années 1970. « À une centaine de mètres de la tribune présidentielle, je me dis que là, il faut profiter du moment où l’on va arriver devant le président et le gouvernement ».

Plus qu’un rêve d’enfant, cette descente des Champs-Élysées a un petit goût de consécration : « C’était la preuve que le GIGN avait fait quelque chose à la hauteur de l’unité. Notre groupe a été créé et s’entraine chaque jour pour cela. Participer à ce défilé, c’était une belle façon de remercier notre unité d’avoir fait ce pour quoi elle a été créée. »

 

Découvrez également le témoignage de Julien du RAID, qui a défilé en 2016 quelques mois après les attentats :