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Départ du Tour : Pari réussi pour Nice et les Alpes-Maritimes

Départ du Tour : Pari réussi pour Nice et les Alpes-Maritimes
30 août 2020

Le duo maire-préfet a parfaitement fonctionné dans les Alpes-Maritimes et la ville de Nice pour permettre au grand départ d’être assuré dans des conditions sanitaires poussées, mais indispensables face au contexte actuel. Témoignages de Bernard Gonzalez, préfet des Alpes-Maritimes, et Christian Estrosi, maire de Nice.


Bernard Gonzalez, préfet des Alpes-Maritimes :

Bernard Gonzalez, préfet des Alpes-Maritimes s'exprime sur le Tour de France 2020

« Avec ce départ du Tour, nous arrivons au terme d’une année de préparation, de travaux intenses, en partenariat avec la ville de Nice, avec ASO et tous les services de l’État. C’est un ménage à trois depuis plus d’un an. Nous connaissons les enjeux d’une telle compétition mondiale, les enjeux du Tour du France, qui est la plus grande compétition sportive organisée chaque année dans notre pays et nous devions, malgré les circonstances qui nous ont amenés à déprogrammer les dates initialement prévues, réussir ce grand départ. Nous avons travaillé en deux temps : l’avant et l’après Covid.

Quand la COVID-19 est apparue et s’est installée dans notre pays, nous ne savions pas où nous allions. Un énorme travail préparatoire était déjà fait, tous les plans étaient dressés, mais la période de confinement puis de déconfinement nous a placés dans l’attente. J’ai tout de suite réfléchi à ce qu’il fallait mettre en place dans ce contexte, à impulser localement pour permettre le grand départ du Tour même si nous nous retrouvions à nouveau en circulation active du virus. Fin juin, tout allait bien, nous étions confiants. La période estivale est arrivée et nous avons alors, j’ose le mot, été envahis par les touristes. Il y a eu un certain abandon des gestes barrières, un relâchement des comportements et petit à petit j’ai bien senti que nous allions vers une dégradation de la situation susceptible de nous amener au rouge. Quand les discussions ont repris, tant avec la ville qu’avec ASO, j’ai tenu à leur dire que je souhaitais impérativement avoir un plan B si nous passions au rouge. Au-delà de ce qui était prévu, alors que tout allait bien, les équipes ont commencé à élaborer le plan permettant de partir, même si nous étions en rouge. J’ai trouvé à ASO et au sein de la ville de Nice, des organisateurs à l’écoute, confiants, et responsables. Avec Christian Purdhomme et Christian Estrosi, j’ai pu élaborer une stratégie qui est celle que nous avons vu hier et aujourd’hui, d’un départ plus réduit qu’habituellement mais un départ tout de même.

Pour les services de l’État et plus particulièrement pour notre maison du ministère de l’Intérieur, il y a un mot qui est important : l’anticipation. C’est un énorme dispositif qui a été mis en place ici, avec trois centres de commandement, trois instances importantes, où se trouvent des représentants du corps préfectoral. J’ai mobilisé l’ensemble des services de l’État, mais aussi l’ensemble des sous-préfets depuis le début de la préparation. Je tiens à saluer leur travail et leur investissement total.

La relation a été permanente avec le CIC, qui a validé le protocole sanitaire global du Tour, qui a énormément évolué en fonction de la situation sanitaire. Et pour nous, qui sommes responsables de l’organisation du grand départ, face aux annonces de ces derniers jours devant la situation sanitaire, nous avons été amenés à faire des propositions au CIC pour leur présenter ce fameux plan B, compte-tenu du passage en rouge de notre département. Ce furent donc des échanges permanents et nous avons beaucoup apprécié la qualité de ce partenariat qui nous a permis de disposer de conseils, de fiches réflexes, de faire remonter des préconisations et notre expérience de terrain.
Place au sport maintenant, le Tour fait vibrer la France entière et notre pays a bien besoin d’émotions intenses, positives, partagées. On peut tout à fait se régaler avec cet événement, voir des choses fantastiques, tout en portant le masque ! »

Christian Estrosi, maire de Nice

Christian Estrosi, maire de Nice s'exprime sur le Tour de France 2020

« Nous avons été placés au niveau le plus élevé des mesures à prendre pour protéger, pour encadrer, pour sécuriser, pour faire en sorte qu’ici, plus qu’ailleurs sur la planète, les conditions sanitaires  soient les plus fermes et les plus strictes pour permettre le départ de la course. Certains en ont conclu avant le départ d’hier que c’était un grand départ du Tour à huis-clos. Je veux remercier France Télévision qui a fait plus de 3 millions de téléspectateurs hier en moyenne, et près de 4,4 millions à l’arrivée, c’est-à-dire le plus fort taux d’audience depuis 2013 pour une première étape de départ du Tour. Sur la planète entière, nous dépassons les 3,3 milliards de téléspectateurs… En plus de ça, il se trouve qu’à Nice, nous avons un petit stade, qui entre les trois étapes niçoises, représente 450 km de pistes… C’est juste 450 km de pistes sur lequel beaucoup de monde masqué était présent. Nous n’étions donc pas à huis-clos !

Nous avons respecté une grande rigueur, établi une fermeté et je veux remercier du fond du cœur toutes les forces de sécurité du ministère de l’Intérieur, qui nous ont accompagnés, qui ont veillé à ce que chacun respecte tout simplement les principes sanitaires essentiels. Je remercie le préfet des Alpes-Maritimes d’avoir veillé à ce que tout cela soit parfaitement tenu, ASO d’avoir illustré aux yeux du monde entier cette image de la France, ce pays où nous pouvons organiser les plus belles épreuves de la planète, de voir traverser cette course sur toutes les routes du territoire jusqu’à Paris. C’est un honneur pour les Niçoises et les Niçois d’avoir accueilli ce grand départ. Nous avons ensemble montré au monde entier qu’en France nous sommes capables de relever les plus grands défis, malgré ce contexte particulier. »