Beauvau de la Sécurité à Chateauroux (Indre)

Beauvau de la Sécurité à Chateauroux (Indre)
24 mars 2021

Lundi 22 mars, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin s’est rendu au commissariat de Châteauroux, dans l’Indre. Il s’est entretenu avec les forces de l’ordre pendant plus de deux heures. Au menu des discussions : effectifs, matériels, formations, reconnaissance du métier, et relation entre la jeunesse et la police.


Le ministre de l’Intérieur poursuit ses déplacements en régions, dans le cadre du Beauvau de la sécurité. Ce lundi 22 mars, Gérald Darmanin a souhaité rencontrer les forces de l’ordre et les élus au commissariat de Châteauroux.

Entouré du préfet de l’Indre, Stéphane Bredin, du directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux, d’élus locaux (1), du directeur départemental de la sécurité publique de l’Indre, Michel Cassagne, et de policiers – enquêteurs de sûreté urbaine, formateurs, service de voie publique, personnels administratifs -, le ministre a répondu pendant plus de deux heures aux interrogations des policiers, après avoir vivement remercié les élus et forces de l’ordre de l’accueillir, tout en saluant leurs efforts quotidiens sur le terrain.

D’emblée, la question des renforts humains est mise sur la table. Sur les 143 effectifs que compte le commissariat de Châteauroux, 16 effectifs net supplémentaires ont été annoncés par le ministre de l’Intérieur cette année. Objectif martelé par Gérald Darmanin : « renforcer les effectifs en sécurité publique partout sur le territoire », tout en ajoutant : « Si le taux de délinquance à Châteauroux est parmi les plus bas de France, l’insécurité progresse néanmoins. Il ne faudrait pas que Châteauroux bascule du mauvais côté de la force ». Le directeur général de la Police national, Frédéric Veaux, a également rappelé que la création prochaine de 30 000 postes de réservistes dans la Police nationale devra servir à renforcer de façon significative l’action des forces de l’ordre sur la voie publique.

Concernant le matériel, les forces de l’ordre ont aussi évoqué le plan « poignées de porte » - destiné à la réalisation d’opérations d’entretiens et de petits travaux pour améliorer les conditions d’exercices dans les commissariats -, le dispositif Vetipol pour s’équiper, ou encore la captation vidéo qui fera l’objet d’un prochain Beauvau de la sécurité. Beaucoup ont insisté sur la nécessité d’une plus grande déconcentration des moyens pour mieux prendre en compte les besoins locaux. Ils se sont également félicité du plan de renouvellement de la flotte de véhicules qui leur a permis notamment de disposer d’une nouvelle 5008.

Le ministre a également souligné le travail considérable et pointu du personnel administratif technique et scientifique, « vitrine du ministère de l’Intérieur », ainsi que la mission des brigades de nuit, « les nuiteux » qui « forcent notre admiration à tous [en faisant] un métier difficile ».

L’attractivité du métier de policier a longuement été discutée lors de cette rencontre. Comment attirer toujours plus de jeunes, parfois défiants vis-à-vis des forces de l’ordre ? Le ministère de l’Intérieur effectue un travail majeur à ce sujet, et notamment autour des campagnes de communication à destination des jeunes : l’ouverture du compte de la Police nationale sur le réseau social Snapchat, le plan d’accueil de « 10 000 jeunes » qui offre la possibilité à ces derniers d’effectuer un stage et de découvrir différents corps de métiers. Le DGPN a souligné le nombre plus important, par rapport à 2019, de « candidats au concours d’entrée dans les différents corps de la Police nationale cette année, preuve que la police suscite un intérêt majeur chez les jeunes ».

Face à certaines craintes de l’auditoire sur l’augmentation des violences à l’égard des policiers, le ministre, à l’écoute, a rassuré les forces de l’ordre : « Il faut voir tout ce que vous apportez à la population tous les jours. Vous libérez un peu la vie des autres. Vous avez empêché l’adolescent de se procurer de la drogue, la femme de se faire violenter par son mari ». Avant de conclure : « Le ministère de l’Intérieur est le premier des ministères sociaux, et celui qui protège les plus faibles. »

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(1) Étaient présents : Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de Châteauroux Métropole ; François Jolivet, député de la 1re circonscription de l’Indre ; Nicolas Forissier, député de la 2ᵉ circonscription de l’Indre ; Nadine Bellurot, sénatrice de l’Indre ; Frédérique Gerbaud, sénatrice de l’Indre ; Serge Descout, président du conseil départemental de l’Indre.